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Petrelle

Création d'un duplex avec la réunion de deux appartements

 

Surface : 170m² 

 

Dans le 9ᵉ arrondissement de Paris, au cœur d’un immeuble haussmannien, ce projet est né de la réunion de deux appartements de 85 m² superposés. Une superposition devenue dialogue, puis évidence : celle d’un duplex pensé comme un lieu de vie fluide, lumineux et ancré dans son époque.

La première étape du projet s’est articulée autour d’un geste fondateur : l’implantation de la trémie d’escalier. Point de couture entre les deux niveaux, elle a conditionné l’ensemble de la réflexion. Le chantier s’est ensuite déroulé selon un ingénieux planning en tiroir : transformer d’abord l’étage supérieur en un espace habitable autonome — intégrant cuisine et salle d’eau — afin de permettre aux propriétaires de s’y installer temporairement, le temps de rénover le niveau inférieur, avant de réunir définitivement les deux appartements.

Le choix d’un duplex descendant s’est imposé naturellement. Au cinquième étage, baigné de lumière et ouvert sur un balcon filant, les espaces de vie trouvent toute leur légitimité. La lumière y circule librement, sublimant les volumes et révélant la richesse des matières.

Le projet s’inscrit dans une volonté de respect du patrimoine haussmannien. Côté rue, les fenêtres à gueule de loup réaffirment l’écriture d’origine. À l’intérieur, corniches restaurées ou recréées, rosaces en staff et détails ornementaux composent un décor fidèle, patiemment réinterprété.

En contrepoint, la cuisine affirme une écriture contemporaine. Ouverte sur le séjour sans jamais s’y dissoudre totalement, elle est délimitée par une verrière noire, fine et graphique, qui dialogue avec le garde-corps métallique de l’escalier. Celui-ci, conçu dans l’esprit des parties communes de l’immeuble, mêle marches en bois, garde-corps métallique et main courante en bois débillardée — un savoir-faire rare aujourd’hui — pour prolonger l’âme du lieu jusque dans ses transformations.

Enfin, par touches discrètes, le projet s’autorise des éclats plus libres. Des accents jaunes viennent ponctuer les espaces, comme autant de respirations lumineuses. Dans les salles de bains, un hommage délicat à Athos Bulcão se dessine à travers des compositions de faïences géométriques. Pensées comme des tableaux, elles s’inscrivent dans les alcôves, entre rigueur et spontanéité apparente, offrant une vibration subtile à l’ensemble.

Entre héritage et modernité, ce duplex raconte une transformation en douceur : celle d’un lieu qui conserve sa mémoire tout en s’ouvrant à de nouveaux usages, à de nouvelles lumières, à une autre manière d’habiter.

AVANT TRAVAUX

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